Emmaüs à nouveau présent au Chien à Plumes
Ce sera la troisième participation de la communauté d’Emmaüs de Norges-la-Ville au festival du Chien à plumes où une dizaine de compagnons tiendront un stand mais surtout sortiront de leur ordinaire et rencontreront les festivaliers.
Ce n’est pas la seule association à être présente sur le festival du Chien à Plumes. Amnesty international y est présent depuis les débuts. Et depuis trois ans, Emmaüs y tient un stand. «J’ai dit à ma directrice que j’avais rêvé que l’on avait un stand au Chien à Plumes», se rappelle Virginie, salariée de la communauté Emmaüs de Norges-la-Ville. Cette habitante de Prauthoy connaît un peu les membres du Chien à Plumes. Le contact est rapide et positif.
«On suit trois objectifs. Le premier est de vendre de la friperie avec dix compagnons qui tiennent le stand. Le second c’est de donner les bénéfices des ventes à une association locale ou nationale. Mais le plus important, c’est de sortir nos compagnons de leur quotidien. De les faire participer à des moments festifs. Ils ont juste pour obligation de tenir le stand pendant deux heures chaque jour et ensuite ils profitent», explique Virginie.

La communauté a loué deux chalets à la résidence de tourisme de La Vingeanne. «On a un partenariat avec Chèque Vacances, c’est plus simple», fait remarquer Véronique, salariée d’Emmaüs qui accompagne le groupe. «Cela fait quinze jours qu’ils attendent ce moment avec impatience. C’est l’occasion de sortir de la communauté, d’échanger avec d’autres personnes, d’être dans un autre contexte. Nous avons un couple de Mongols dont ce sera la seconde participation, il est enchanté de participer et de profiter», fait remarquer Léonie, salariée également qui participera à l’encadrement sur le festival.
Le brassage de population sur un festival est un vivier riche pour Emmaüs. Et particulièrement pour les compagnons.
Emmaüs : «On est sollicité»
«Il y a des échanges positifs, joyeux. On peut passer des messages et expliquer ce qu’est le mouvement d’Emmaüs», souligne Véronique.
L’expérience au festival du Chien à Plumes a d’ailleurs fait son chemin. «Aujourd’hui, on nous demande de participer comme pour le festival Vyv Festival de Côte d’Or. C’est aussi une autre manière de travailler avec les gens de communiquer sur les valeurs d’Emmaüs. Cela a commencé avec le Chien à plumes et maintenant on est sollicité», constate Virginie.
Sur le stand d’Emmaüs, les festivaliers y trouveront des habits à moindres frais. Certains trouveront de quoi se déguiser, d’autres pour se réchauffer. «L’année dernière, on a vendu beaucoup de pulls en soirée», souligne Virginie. Cette dernière, mise cette année, sur les bottes. «On annonce de la pluie, il faut prévoir des bottes», argue-t-elle.
Pour ce festival, les bénéfices seront reversés à une association, Sésame, une maison accueillante qui reçoit des migrants dans leur exil.
Ph. L