Maison Laurentine : derniers préparatifs avant l’inauguration…
Ça bouge du côté du bâtiment de l’Expédition, situé sur le site Le Chameau à Châteauvillain. Guidés par la volonté d’offrir aux visiteurs une nouvelle expérience artistique immersive, nombre d’artistes et de bénévoles s’affairent à la préparation de la nouvelle exposition de la Maison Laurentine qui débutera dimanche 2 juillet.
Avant le lever de rideau qui se tiendra d’ici une dizaine de jours, le travail en coulisse ne manque pas. Les petites mains et les travailleurs de l’ombre s’activent pour que tout soit prêt. Depuis le début du mois de juin, les locaux se transforment ainsi peu à peu en accueillant progressivement les œuvres qui constitueront cette nouvelle édition. C’est ainsi que techniciens et artistes croisent leur savoir-faire pour répondre et s’approcher au plus près du concept d’exposition imaginé par Rachel Deghati et Pierre Bongiovanni. A l’instar de Nicolas Brunelle. Responsable du dispositif multimédia, ce dernier a la lourde tâche de trouver les solutions techniques de la scénographie audiovisuelle voulue par les deux concepteurs. Reconnaissant son talent en la matière, Rachel Deghati et Pierre Bongiovanni lui avaient déjà confié ce type de mission lors de la précédente exposition. C’est sur ses épaules, tout comme celles de Vivia Peklo, en charge de la création vidéo, que reposent la mise en forme et la mise dans l’espace de la vingtaine d’interviews de personnes qui ont bien voulu se livrer face caméra. « Aux détours des peintures, les visiteurs entendront des murmures. Cela devrait créer un vrai trouble », dévoilent les deux responsables artistiques qui sont les auteurs de ces interviews ; celles-ci constitueront une des pièces maîtresses de l’exposition. « Ces interviews dévoilent des chemins de vie, des personnalités, des amours, des rencontres », indique-t-on au sein de la Laurentine qui souhaite dédiée cette exposition « aux humains du temps présent ».
La forêt assassinée
Fidèle parmi les fidèles, on retrouve Gilbert Marcel. Cela fait sept ans que cet artiste participe aux aventures de la Laurentine. Et chaque année, il arrive à surprendre le visiteur par ses œuvres aussi dénonciatrices qu’esthétiques. Cette année, son œuvre, “Almazonia” (l’âme de l’Amazonie), dénonce l’assassinat de la forêt. Composée de souches creuses traversées par des poignards de verre et d’une souche se montrant visuellement encore incandescente, cette installation donne aussi à voir “l’âme des arbres qui vont au paradis”. « Pour ce faire, j’ai utilisé un ficus étrangleur qui forme comme un exosquelette de l’arbre autour duquel il s’est développé », explique l’artiste, qui a également utilisé des essences exotiques tels que le poirier des Antilles ou encore du bois flotté d’amandier : ils ont pour dénominateur commun d’avoir une histoire à raconter concernant leur mort.
Les petites mains
Non loin de lui, le régisseur Marc Lenoel s’active également. Organisant matériellement l’ensemble des opérations, ce dernier s’applique à traduire sur le terrain la scénographie planifiée par les concepteurs. Accrocher un tableau par-ci, corriger un problème technique par-là, organiser au mieux la logistique, c’est tout cet ensemble de petites tâches en backstage auquel s’affaire Marc Lenoel depuis de nombreuses années pour le compte de la Laurentine. Coiffant la casquette d’assistante de réalisation, Rohane Vahédi est aussi de celle qui œuvre dans l’ombre de cette exposition s’intitulant “Conversations des racines au ciel”. Une exposition qui se tiendra en deux parties : une à Châteauvillain et l’autre à Aubepierre-sur-Aube durant tout l’été.
De notre correspondante