Une page se tourne pour Jacques Pereira
Les jardiniers, amateurs ou professionnels, les forestiers du dimanche ou les sylviculteurs aguerris connaissaient bien l’adresse de Jacques Pereira, rue de la Forêt, à Ancerville.
Ils ont souvent profité de ses conseils avisés pour acquérir motoculteurs, débroussailleuses et autres tronçonneuses ou pour faire réparer des outils déficients.
Jacques Pereira, c’était toute une expérience acquise en autodidacte. Il a commencé comme apprenti chez Citroën à Bar-le-Duc et il y a exercé son métier de mécano jusqu’à son départ pour le service national, à Trèves, en Allemagne.
Libéré de ses obligations militaires, en 1981, il a travaillé avec ses parents dans l’entreprise familiale à Lisle-en-Rigault, la station-essence, garage, cyclos et motoculture qu’il a reprise à son compte en 1986. La fermeture des papèteries a gravement porté atteinte à son chiffre d’affaires puisqu’il a diminué de 50 %. La partie station-essence, quant à elle, a dû aussi fermer car plus aux normes. Jacques Pereira s’est alors établi à Ancerville où il a lancé son commerce, très florissant, de motoculture dite “de plaisance”.
Il l’a tenu pendant huit ans, jusqu’à la mi-juin où il a fermé définitivement ses portes pour cause de retraite. « J’aurais dû la prendre il y a deux ans », confie-t-il, « mais j’aimais mon métier et le contact avec la clientèle. Ce qui m’a définitivement convaincu, c’est la multiplicité des cambriolages dont j’ai été victime, j’ai préféré jeter l’éponge. »
Le jeune retraité ne va pas pour autant s’ennuyer. « Je suis déjà très occupé », explique-t-il, « je suis délégué Ufolep pour le tennis de table, président de l’Amicale post et périscolaire de Lisle Vil (Lisle-en-Rigault/Ville-sur-Meuse). J’ai un grand potager et des ruches, de quoi largement m’occuper ! De plus, j’ai bien l’intention de voyager avec Agnès, mon épouse, elle aussi en retraite, et nous rendrons plus souvent visite à nos petits-enfants qui ne sont pas sur place. » Tout un programme. Gageons que Jacques Pereira fera bientôt partie des retraités débordés !