Commentaires (0)
Vous devez être connecté à votre compte jhm pour pouvoir commenter cet article.

Laurentine : “Conversations des racines au ciel”

Photo prise par Reza.

Dimanche 2 juillet, s’ouvrira la nouvelle exposition préparée par la Maison Laurentine à Aubepierre et Châteauvillain, qui invite à découvrir ce nouvel opus qui se présente comme un manifeste destiné à attirer l’attention sur le rapport que l’homme entretien avec la nature.

Cette édition 2023 s’offrira aux regards et aux oreilles des visiteurs simultanément sur deux communes : celle d’Aubepierre-sur-Aube, le fief de la maison de la maison Laurentine qui accueillera des créations artistiques au sein de l’église, de la mairie, des lavoirs et bien entendu de la Maison Laurentine ; Et celle de Châteauvillain qui abritera la partie principale de l’exposition au sein du bâtiment de l’expédition basé sur le site Le Chameau.

Au cœur de ce bâtiment raisonnera une des œuvres majeures qui a pris la forme d’un support audiovisuel. « Parmi ces œuvres, sont mises en majesté, par l’image et le son, les paroles d’une vingtaine de femmes et d’hommes que nous avons rencontrés ces derniers mois et qui ont bien voulu se livrer face caméra, avec pudeur et confiance sur leur présence au monde », indiquent les concepteurs de cette exposition. Une exposition qui est « dédiée aux humains du temps présent, celui des incertitudes devant l’ampleur des défis et la dureté des récifs sur lesquels il vaudrait mieux d’aller se briser ». Conçue pour être un espace de paroles portées par la lumière intérieure de celles et ceux qui «converseront» avec le visiteur, cette édition sera aussi le moyen de découvrir des œuvres réalisées par des artistes, connus ou inconnus, qui eux aussi, tentent de raconter la beauté et la fragilité du monde.

Alice Mitaut, David Francisque et Sophie Canivet 
font partie de la vingtaine de personnes interviewées.

« Avec cette manifestation, nous essayons d’aller plus loin, plus haut, plus beau, plus intrigant et plus lumineux pour que le visiteur ami chemine à son pas sans nécessairement chercher de réponse définitive, si ce n’est la grâce d’un frémissement intérieur », indiquent-on au sein de la Laurentine à l’adresse des visiteurs qui seraient en quête d’un message clair en parcourant cette exposition.

« Chaque personnage de la galerie des êtres est un univers à lui tout seul. Ces mondes et ces univers n’avaient pas nécessairement vocation à se rencontrer dans ces lieux, ni à s’offrir en partage aux regards et aux sensibilités des visiteurs. De ces étranges cohabitations, naîtront de nouveaux rêves, de nouvelles ambitions, de nouveaux destins », estime Pierre Bongiovanni qui a conçu les lignes et contours artistiques de cette exposition en collaboration avec Rachel Deghati. Ce que souhaitent ces derniers c’est que cette rencontre entre des êtres et les œuvres de cette exposition crée « des turbulences, des démangeaisons et des états d’âme ». Mais aussi qu’elle puisse représenter « une raison de moins de renoncer devant l’âpreté du temps

Qui expose à la Laurentine ?

Parmi les œuvres qui se dévoileront au public, il y aura la parole de 23 femmes et hommes originaires de Châteauvillain mais aussi de Saint-Martin sur-la-Renne, Villeurbanne, Paris, Chaumont, Lignerolles, Marac, Saint-Loup sur-Aujon, Leffonds, Montribourg, Dancevoir et Aubepierre-sur-Aube qui sera à découvrir sur supports audiovisuels.

D’autres œuvres converseront également avec le visiteur. Parmi elles, les installations de Aïdée Bernard, Josette Berthe, Germain Caillouet et Idir Tighilet ; les dessins de Sidonie Bilger, Patrice Georges et Clément Gy ; les collages de Catherine Boskowitz ; les sculptures d’Emy David, I-Ming, Gilbert Marcel et de Sylvie de Meurville ; les photographies de François-Xavier Defosse, Eric Girardot, Linh Jay, Sandrine Mulas, Muriel Pénicaud, Reza et Michel Bourlon ; les textes de Rachel Deghati ; les peintures de Jacqueline Lenoel, Sylvie Meilley, Isabelle Tristan-Coudrot, Du Zhenjun et Alice Vauge ; les textiles de Al-Chin Rao et les céramiques de Camille Sabatier. A ceci s’ajoutera les performances gastronomiques et échange de recette de I-Weil-Li ainsi que les balades botanique, poétique et friponne avec Philippe Klein, Emilie Weber et Pierre Bongiovanni.

L’affiche de l’expo.

Informations pratiques : L’exposition “Conversations des racines au ciel” est à découvrir simultanément sur le site Le Chameau à Châteauvillain et dans le village d’Aubepierre-sur-Aube (église, mairie, lavoirs, Maison Laurentine).

L’exposition basée sur le site Le Châteauvillain est visible du dimanche 2 juillet au dimanche 10 septembre, du jeudi au dimanche, de 14 h à 19 h.

Focus sur quatre artistes de l’exposition

Arbres : les passagers du silence (photographie de Reza)

Photo prise par Reza.
Reza.

Reza présente ses œuvres depuis plusieurs années à la Maison Laurentine. Cette année, il offre une sélection de ses images dédiées à ces “passagers du silence” que sont les arbres, photographiés lors de ses différents voyages. Chacune de ses photographies est une invitation à méditer sur la manière dont les arbres regardent les destins humains dans leurs errements comme dans leurs fulgurances mais également de réfléchir sur la manière dont les humains se comportent avec la nature.

Cette exposition est accompagnée des textes de Rachel Deghati sa compagne, qui se consacre désormais, en plus de ses activités de productrice et de scénographe d’exposition, à la création littéraire et à l’édition.

Les insectes du Parc national des Forêts (Photographie d’Eric Girardot)

Photo Eric Girardot.

Eric Girardot, photographe curieux de tout et grand connaisseur des âmes et des cœurs des hauts-marnais a commencé une série de photographies dédiée aux insectes du Parc national des Forêts. Ce travail minutieux et spectaculaire montre que le génie de la création est au moins autant dans la nature que dans la culture. Vus et photographiés par lui, papillons, frelons, fourmis, abeilles, chenilles, coccinelles et des dizaines d’autres espèces deviennent des merveilles d’étrangeté.

“Au creux de toi” (Installation papier et plantes d’Aïdé Bernard)

Aïdé Bernard avec les fibres végétales des kakemonos, installations, sculptures diaphanes et livre-objets où le papier devient mode d’expression à part entière, fibre-signe, mot-filigrane, matière-peau. « Le papier que je crée est nourri d’ici, de cette terre qui me porte. Il est le résultat d’une métamorphose de la matière et parle de mon rapport à la visibilité, ce que je donne à voir. Il questionne aussi la trace fantomatique, celle qui m’échappe et qui se dit à travers moi, mon rapport à l’invisible ».

Peintures récentes d’Alice Vauge

Alice Vauge, vit et travaille à Chaumont. Victime d’une grave maladie, elle a trouvé, par la pratique du dessin et de la peinture, la force de surmonter son handicap. Ses œuvres, très colorées, d’une très grande liberté de composition, et d’une puissante pulsion de vie, évoquent les complexités des relations des individus avec le monde environnant. Elle montre la richesse que peut avoir grâce à l’art une conversation entre soi et les autres.

Oeuvre d’Alice Vauge.

La rédaction vous recommande...

Sur le même sujet...

Bettancourt-la-Ferrée
Une soirée théâtrale remplie de mystères et de suspens
Associations , Culture/loisirs

Samedi 20 avril, à 20 h 30, au complexe Jean-Jaurès, l’Association municipale culturelle a accueilli la compagnie théâtrale “Les squatteurs” venue présenter “La Souricière”, une pièce policière d’Agatha Christie, mise en scène(...)

Ancerville
“Opération Noisettes” à la Caisse d’Epargne
Animations , Culture/loisirs

Samedi 20 avril, la troupe de théâtre “Les Coulisses” de Lisle-en-Rigault a présenté à la MJC d’Ancerville, la pièce de son fondateur Marc Soler “Opération Noisettes”, mise en scène par(...)

Nogent
Un dîner au lit pour clôturer la saison culturelle…
Culture

La Ville de Nogent et Horizon culture ont de nouveau réussi leur programmation au complexe culturel Robert-Henry samedi 20 avril, à 20 h 30, en accueillant la comédie “On dînera(...)