Camille Claudel : une artiste au destin hors du commun
CULTURE. Une soixantaine d’adhérents de l’UCP ont assisté, jeudi 11 mai, à la conférence donnée par Marie-Thérèse Nolleau, professeur d’histoire retraitée. Menée au Palace, elle consistait à retracer la vie exceptionnelle de Camille Claudel.
Marie-Thérèse Nolleau a tout d’abord présenté la sculptrice française. Ainsi, Camille Claudel est née à Fère-en-Tardenois (Aisne), le 8 décembre 1864 et morte à Montdevergues (Vaucluse), le 19 octobre 1943. Fille de Prosper Claudel et de Louise Cerveaux, elle avait un frère Paul, poète, écrivain, diplomate et académicien, mais aussi une sœur prénommée Louise.
Puis, l’enseignante à la retraite a insisté sur la carrière de la sculptrice et a mentionné ses œuvres célèbres. Parmi celles-ci : « la Vieille Hélène » (1882), « la Petite Châtelaine » (1885) ou encore « la Niobide blessée » (1910).
Une fin de vie dans la solitude
Marie-Thérèse Nolleau a également évoqué sa vie privée, notamment sa rencontre avec le sculpteur Auguste Rodin dont elle fut la maîtresse et ses déménagements successifs à Bar-le-Duc (Meuse), Nogent-sur-Seine (Aube) et Paris. L’artiste française a par la suite passé 30 ans dans un internat psychiatrique situé dans le Vaucluse, dans des conditions difficiles, avant d’y décéder en 1943 dans l’anonymat, abandonnée par sa famille.
La conservation des œuvres de la sculptrice a depuis fait l’objet d’un musée « Camille Claudel » ouvert en 2017 à Nogent-sur-Seine. Un film a par ailleurs été réalisé en 1988 avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu. « Cette passion pour Camille Claudel m’est venue du fait que je suis née à proximité de sa maison natale », a expliqué Marie-Thérèse Nolleau.
La prochaine conférence de l’UCP se tiendra, jeudi 25 mai, à 14 h 30, au Palace. Elle aura pour thème « La cité de Rome au IVᵉ siècle de notre ère : grandeur ou décadence ? » et sera présentée par Alexandra Pierré-Caps, docteur en histoire.
De notre correspondant Pierre-Olivier Legrand.