Pondichéry, cette ville indienne très française
HISTOIRE. Plus de 70 personnes se sont retrouvées dans la salle du Palace jeudi 6 avril pour assister à la conférence organisée par l’Université de la culture permanente (UCP) sur « Pondichéry et la compagnie des indes orientales ». Celle-ci a été donnée par Jean-Pierre Fabert, docteur en linguistique venu de Nancy.
C’est entre deux voyages au Soudan et en Turquie que Jean-Pierre Fabert, également agrégé en grammaire, a fait une halte par la cité bragarde. « Sous l’autorité du roi Louis XIV, Colbert fonde, en 1664, une société commerciale chargée des relations entre le royaume de France et les Indes. Elle fonde les comptoirs qui exportent en France soieries, cotonnades, poivre et autres denrées précieuses dont les Français raffolent », a détaillé le conférencier.
La France s’installe à la fin du 17ème siècle à Pondichéry, « qui va devenir durant la première moitié du 18e siècle une très belle ville, rappelant la France ». Jean-Pierre Fabert a ensuite évoqué l’abolition de cet empire : « Le gouverneur Joseph Dupleix va, par son habilité politique et son talent de diplomate, rallier à la France les princes du Deccan. La méfiance de la Compagnie, la Guerre de Sept Ans, la rivalité politique et commerciale des Anglais, vont très vite ruiner cet empire, aboli par le Traité de Paris en 1763 ». Les comptoirs d’Inde, devenus confettis d’un empire perdu, retrouveront sous le Second Empire quelque importance.
Rattachés à l’Inde sous la 4ème République, les comptoirs des Indes, en particulier Pondichéry, gardent aujourd’hui encore visibles des souvenirs touchants et nostalgiques de ce passé.
De notre correspondant Adrien Jeanson