Le territoire rural haut-marnais en question
Samedi 25 mars, la médiathèque avait convié Théo Caviezel et Johann Legrand, auteurs de l’ouvrage “Le tour du monde de la Haute-Marne” à venir participer au café littéraire mensuel. Une affaire de territoire rural.
Les plus fidèles lecteurs du jhm quotidien se souviennent de ces deux jeunes Haut-Marnais, originaires de Courcelles-en-Montagne pour le premier et de Hâcourt pour le second, qui ont décidé en 2021 de faire le tour de la Haute-Marne et d’ouvrir les yeux sur ce que ce département a à offrir.
En effet, le jhm quotidien s’était fait l’écho de cette initiative en publiant quotidiennement leur journal de bord.
Ayant débuté leur périple lundi 9 août 2021 à Auberive et l’ayant achevé lundi 6 septembre de cette même année à Chaumont, Théo Caviezel et Johann Legrand ont parcouru, en tout et pour tout, 1 200 km et réalisé une centaine d’étapes. Le tout en vélo électrique et “en mode bout du monde”.
De quoi se nourrir de ce territoire pour lequel ils ont décidé de s’investir tout en souhaitant inspirer les jeunes générations.
« Dès le plus jeune âge, il faut comprendre ses racines », indiquaient les deux jeunes hommes qui avaient déjà pas mal voyagé à travers le monde mais pas encore suffisamment dans celui qui les a vu naître : la Haute-Marne. La crise sanitaire aura, au moins, eu le mérite de leur faire prendre conscience qu’il y avait tant à découvrir dans ce département pluriel et hybride qui est « influencé par de multiples territoires, un bout par la Lorraine, un morceau champenois, un coin de Bourgogne, une extrémité franc-comtoise et une identité qui ressort néanmoins : un territoire agricole et forestier, industriel et culturel, héritier d’un glorieux passé ».
« Rallumer des flammes dans le cœur des gens »
C’est autour de cette identité, de la manière dont elle est mise en lumière et de l’avenir de la Haute-Marne que des échanges se sont établis entre les différents participants de ce café littéraire. Parmi eux, quelques élus de la commune dont le maire Franck Duhoux qui a également tenu à partager son point de vue et son expérience de premier magistrat.
Parmi les participants à cette rencontre, il y avait aussi le jeune Théo qui, du haut de ses 11 ans s’est passionné pour cet ouvrage dont la couverture du livre, réalisée par Boris Beluche, lui a fait immédiatement penser à celle du Petit Prince de Saint-Exupéry.
Très content d’avoir pu échanger avec les auteurs et de pouvoir se faire dédicacer ce « premier gros livre qu’il a lu en entier », le jeune Théo fait partie de cette jeune génération auquel le livre s’adresse également et qui a l’ambition de « rallumer des flammes dans le cœur des gens » et de démontrer que le dépaysement peut être local.