L’atelier de distillation a rouvert ses portes
A tour de rôle, les adhérents du Syndicat des bouilleurs de cru de la commune viennent y distiller leur propre récolte de fruits à savoir prunes, pommes, poires, cerises ou raisins. Samedi 18 février, Hubert Genêt, ancien agriculteur et son fils Damien ont œuvré, dans des effluves capiteux, avec savoir-faire et enthousiasme, en réalisant une “cuite” à 50 degrés et une “repasse” à 70 degrés des fruits fermentés pour la production de dix litres d’eau de vie de quetsches, ramassées au mois de septembre, dans leur verger.
Moyennant le coût d’une adhésion d’entrée, valable quinze ans, au Syndicat des bouilleurs de cru, présidé par le maire Jean-Michel Konarski, chaque adhérent peut utiliser les alambics collectifs abrités dans un local municipal au cours des mois printaniers.
Pour ce faire, les utilisateurs doivent rédiger tout d’abord une demande d’autorisation à la direction générale des douanes et des droits indirects, résidant à Troyes (Aube) suivie d’une déclaration adaptée à la quantité d’alcool recueillie afin de s’acquitter des “droits d’accises”.
Certains usagers peuvent encore se prévaloir d’un privilège instauré sous Napoléon, se perpétuant de génération en génération, mais qui est en voie d’extinction.