Le grand projet de la salle des fêtes
Les visites sur le terrain de Nicolas Lacroix, président du Conseil départemental de la Haute-Marne, sont l’occasion pour lui de prendre le pouls des élus locaux et de leurs communes. Mardi 7 février, il est venu partager avec Eric Krezel, maire, et son premier adjoint, Thierry Roussel, leurs préoccupations et leurs projets.
Eric Krezel a présenté les atouts de la commune, notamment les ressources engrangées par la gestion de ses quelque 500 hectares de forêts de chênes mais aussi ses complexités, c’est-à-dire l’éclatement de la commune en six entités : trois villages et trois hameaux, Anglus et Sauvage-Magny d’une part, Jagée, La Grève et Flancourt d’autre part. Des kilomètres de routes à entretenir, trois églises et de nombreux sites communaux à préserver… Thierry Roussel, chargé de la gestion des forêts communales, a fait remarquer que le réchauffement climatique a considérablement impacté le rendement de la forêt, contraignant la commune à réduire volontairement les revenus issus de sa gestion afin de préserver son patrimoine. Après s’être félicité du maintien du nombre de ses habitants grâce, entre autres, à sa proximité de Montier-en-Der avec laquelle Ceffonds « constitue une agglomération », le maire est revenu sur les événements marquant de ces derniers mois. Le 14 juillet dernier, le centre-bourg de Ceffonds a été envahi par plus d’un mètre d’eau, provoquant des dégâts considérables et contraignant la commune à reloger plusieurs familles dans l’urgence. Plus récemment, le feu a ravagé deux habitations, ne faisant, fort heureusement, aucune victime mais laissant des stigmates dans les esprits et dans l’esthétique de la rue principale. « Et cela risque de durer », a précisé le maire.
Le grand projet actuel de la commune est la réfection de la salle des fêtes : 780 000 € pour une rénovation complète de ce bel édifice, qui était un relais de poste aux chevaux.
Le maire a profité de ce moment d’échanges directs pour évoquer les dossiers qui le préoccupent. Il a sollicité une assistance technique pour effectuer une analyse générale de la circulation : c’est-à-dire le comptage du nombre de véhicules qui traversent Ceffonds et leur vitesse. Il a également évoqué le problème posé par le prévisible désengagement de l’Etat pour ce qui concerne le financement du poste de conseiller numérique. « Nous allons avoir besoin de nouveaux financements car 40 % des personnes en milieu rural ont des difficultés à effectuer des démarches administratives en ligne. Ce poste est indispensable. »