A Chaumont, le parkour s’installe en ville
Depuis le mois de septembre, chaque samedi matin, des samouraïs des temps modernes s’adonnent au parkour dans les rues chaumontaises. Ce sport acrobatique, qui consiste à franchir des obstacles urbains, est proposé par l’association « La Ligue des Ombres ».
Qui devant les films Yamakasi ou Spiderman s’est imaginé en train de grimper un immeuble et de sauter de toits en toits ? Probablement la vingtaine d’inscrits, de 10 à 20 ans, à l’association de parkour « La Ligue des Ombres ». Chaque samedi matin, depuis septembre, deux groupes s’essaient à ce sport acrobatique urbain dans les rues chaumontaises.

« Le parkour, c’est la liberté de s’amuser en sécurité », affirme Quentin Bena, président et fondateur de « La Ligue des Ombres ». Il précise : « C’est une méthode d’entrainement visant un déplacement le plus efficace possible pour aller d’un point A à un point B ».
Comme dans la majorité des activités sportives, une séance de Parkour se déroule en trois temps. Elle commence par un échauffement et se termine par les étirements, avec, au milieu, l’entrainement. Entre le passe muraille – le saut de précision le plus utilisé et le plus technique -, le saut de chat ou encore celui du voleur, les techniques apprises sont nombreuses.
« Quentin est inspirant »
Alors que le groupe des adolescents prend place après celui des 10-14ans, un couple d’une soixantaine d’années s’arrête. « On fait le cours de yoga et de « mobility fitness » avec Quentin à l’ASPTT. C’est quelqu’un d’extraordinaire, de très calme et de posé. Il est très à l’écoute des gens. Quand on fait un exercice, il nous explique ce qu’on travaille et pourquoi. »
Les compliments jaillissent également du côté des parents du groupe des plus jeunes. « L’association est très bienveillante. L’encadrement des enfants leur donne une grande liberté. Avec le froid, nos deux garçons sont réticents à venir, mais, quand ils repartent, ils sont trop contents », confie Aline Bernet, maman de deux enfants de 10 et 13 ans inscrits au Parkour. Son compagnon, Akim Toufouti, ajoute : « Les enfants adorent sauter de partout et le parkour développe énormément le mental ».
Du côté des adolescents, c’est également l’idylle. Tous ont suivi Quentin après l’avoir eu en coach à la Chaumontaise ou à l’ASPTT. « A la Chaumontaise, Quentin nous encadrait sur le freestyle. Quand j’ai appris qu’il montait un club de parkour, je l’ai tout de suite suivi », indique Gaétan. A côté de lui, Théo confie : « Quentin est inspirant, il nous amène toujours à repousser nos limites ». Leur coéquipière Justine soutient leurs propos élogieux. « Avec Quentin, l’impossible n’existe pas. Il est très motivant. » De 10 ans à 60 ans, Quentin Bena semble faire l’unanimité.
Julia Guinamard
j.guinamard@jhm.fr