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La Bragarde Léa Sarlet joue la comédie

La comédienne sait transmettre tout un tas d’émotions. (photo Pienne Planchenault)

Originaire de Saint-Dizier, Léa Sarlet est depuis quelques mois comédienne professionnelle. Rencontre avec la Bragarde qui nous retrace son parcours. Entre révélations, découvertes et aboutissement.

Agée de 25 ans, Léa Sarlet touche au but. Celui qu’elle s’est fixée depuis son adolescence. Alors élève en Seconde au lycée Saint-Exupéry, elle choisit l’option théâtre à raison de trois heures par semaine. « C’était une option facultative », glisse la jeune femme. Une option qui s’avère en réalité être une véritable révélation. « Le comble de l’ironie, c’est que l’intervenant metteur en scène, José Renaud, était l’ancien metteur en scène de ma mère à l’époque où elle jouait. Je suis montée sur scène sur une pièce de Marivaux. J’ai senti quelque chose à ce moment-là. Le théâtre est devenu une évidence. C’est génial, je peux jouer les personnages que je veux. Je me suis alors toujours amusée à jouer », confie Léa Sarlet.

«C’est apparu pour moi comme une évidence»

Car avant le théâtre, sa première passion tournait autour du sport avec la pratique du basket-ball cher à son papa et de l’athlétisme. « J’étais super sportive puis je me suis blessée. Ma mère a fait quinze ans de théâtre avant ma naissance. C’est paru pour moi comme une évidence », poursuit Léa Sarlet. Qui enchaîne en Première et en Terminale littéraire l’option facultative et la spécialité théâtre à raison de huit heures par semaine. Matière où elle a d’ailleurs obtenu une très bonne note au baccalauréat.

Brillante, elle se dirige vers une année de Lettres Modernes à Metz avant d’entamer un cycle à orientation professionnelle au Conservatoire de Metz de 2015 à 2017 où elle finit par décrocher le diplôme d’études théâtrales mêlant danse, chant, masque, interprétation et apprentissage des textes. « J’ai joué dans un petit court-métrage avec des copains du Conservatoire où tout était filmé en ombres chinoises. J’aime l’esthétique, les mouvements corporels bien dessinés », décrit Léa Sarlet.

Elle joue même à l’Opéra de Metz dans « Il Trittico », en français « Le Tryptique », un cycle de trois opéras en un acte de Giacomo Puccini, où elle fait de la figuration en interprétant le rôle d’une petite fille en passe de devenir nonne.

De Metz à Bordeaux en passant par Reims

De 2017 à 2019, Léa Sarlet migre sur Reims pour intégrer la classe de la Comédie de Reims au Centre dramatique national de Reims. «La meilleure période de ma vie côté théâtre», assure Léa Sarlet. Chants et danses rythment ses journées, entre stages avec des comédiens, des réalisateurs, des danseurs, des chorégraphes et des metteurs en scène.

Elle obtient un nouveau diplôme d’études théâtrales. Elle joue en fin d’année le spectacle de sortie au Théâtre Ouvert à Paris. « Cela nous apprend à nous adapter aux salles. C’est très intéressant d’un point de vue professionnel », souligne-t-elle. L’étudiante passe ensuite les concours de théâtre d’écoles supérieures afin de préparer une scène classique, une scène contemporaine et un parcours libre. Non retenue au Théâtre National de Strasbourg, Léa Sarlet l’est en revanche aux écoles de Cannes et Marseille où elle est acceptée au premier tour… mais pas au second. « J’ai perdu mes moyens. Une petite déception », affirme-t-elle.

«Ce à quoi je rêvais à l’âge de 15 ans»

Sa persévérance finit par payer lorsqu’elle réussit le concours d’entrée à l’école supérieure de théâtre de Bordeaux où elle reste pendant trois ans. Un stage d’une semaine s’est déroulé au mois de juin. « On était 36. On a fait une battle de danse, du théâtre. On a été jugés sur la durée. Quand les résultats ont été affichés, je faisais partie des sept filles sur les quatorze candidats sélectionnés ». A l’issue de son cursus en Gironde, Léa Sarlet est ressortie avec le diplôme professionnel de comédienne en poche, « ce à quoi je rêvais à l’âge de 15 ans ».

Le parcours s’est achevé sur un spectacle de sortie « complètement désacralisé » joué durant trois soirs au théâtre de Bordeaux « avec beaucoup de partage, on jouait avec le public ». A la question de savoir si elle a une actrice ou comédienne en exemple, elle répond tout de go : « celle que j’admire le plus, c’est ma maman. Elle m’a tout appris ». De toute son expérience acquise, Léa Sarlet en ressort un sentiment assez fort. « Au théâtre, on ne peut pas tricher ».

Pour l’heure, la Bragarde a décidé de s’inscrire sur des sites de casting pour de la figuration où elle a déjà reçu quelques réponses d’agences mais également pour de la publicité ou des seconds rôles. Elle souhaiterait également se professionnaliser dans le doublage de voix. On devrait sans aucun doute assez rapidement revoir son visage sur scène au théâtre ou à la télévision.

De notre correspondant Adrien Jeanson

L’info en +

Léa Sarlet devrait d’ici peu bel et bien passer à l’écran au sein du documentaire “Putain de Lapin”. « Il s’agit d’une rencontre entre des jeunes hospitalisés de jour dans l’hôpital psychiatrique de jour “La Rivière Bleue” de Bordeaux et les jeunes étudiants de la promotion 5 de l’école supérieure de théâtre de Bordeaux. Pendant deux ans de rencontres et de partages artistiques, les caméras de Catherine Ulmer nous ont suivis. Ces échanges et ces moments de travail nous ont menés sur scène où tous les jeunes s’emparaient des situations et personnages. Ce documentaire serait normalement diffusé par le groupe FranceTV », précise Léa Sarlet.

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