Pour la Chaumontaise Eglantine Clairin, il faut « revenir au taquet et gagner »
Après le troisième revers de la saison, samedi 15 octobre, à Koenigsmacker (39-34), l’ailière droite Eglantine Clairin revient sur les difficultés chaumontaises qui joueront la semaine prochaine en coupe de France régionale, puis auront une trêve d’un mois.
JHM Quotidien : Avec vos équipières, vous avez réussi une superbe première mi-temps, face à un Koenigsmacker leader du championnat. On vous imagine ravies à ce moment là !
Eglantine Clairin (ailière droite de Chaumont) : « C’est vrai qu’on effectue un bien meilleur démarrage qu’il y a une semaine, face à Rosières. Cela s’explique par une grande solidarité entre nous, sur les secteurs offensifs et défensifs. On est très vite rentrées dans le match et c’est ce qui nous a permis de prendre l’avantage à la mi-temps. »
JHM Q : Vous concernant, c’était une prestation intéressante : les ailes étaient un peu le talon d’Achille de Chaumont. Depuis votre poste, qu’avez-vous fait pour trouver les filets ?
E. C. : « Je parlais de la solidarité de l’équipe et cela a fonctionné sur tous les niveaux. Avec une bonne cohésion en attaque, j’ai enfin réussi à trouver le chemin du but ! Cela fait du bien, car je n’avais pas trouvé le but la semaine dernière, c’est bon pour la confiance. »
JHM Q : Au retour des vestiaires, la logique du match est restée la même : les deux équipes étaient au coude-à-coude. Comment vous sentiez-vous, physiquement, à cet instant de la rencontre ?
E. C. : « Sur le plan physique, on était encore en forme et en confiance. Mais ce qu’il ne faut pas perdre de vue, c’est que l’on a opéré très peu de changements, alors que nos adversaires, même si elles étaient aussi nombreuses que nous, ont fait plus de rotations. C’est ce qui a fait la différence par la suite. »
« On a perdu en lucidité »
JHM Q : Le tournant du match a t-il été le dernier quart d’heure, où vous avez fini par lâcher prise au score ?
E. C. : « Plus ou moins. Comme certaines d’entre nous ont joué la majorité de la rencontre, il est arrivé un moment où le physique commençait à flancher. C’est effectivement arrivé dans le dernier quart d’heure. On a perdu en lucidité au fil des minutes et on a fini par payer le manque de changements. Koenigsmacker a fini par creuser l’écart. »
JHM Q : Cette poule A de Nationale 3 se révèle être très homogène et personne ne semble dominer de manière large. Selon-vous, y a t-il plus de manquements sur le plan physique ou plus sur l’aspect technique ?
E. C. : « Quand on perd en réalisme, c’est souvent à cause de la fatigue, étant donné que nous sommes capables de rester dans la partie un long moment. Mais techniquement, on s’est aussi fait surprendre par de mauvais choix de placements : on perd des ballons, on se prend des contre-attaques gagnantes et nos tirs échouent à des moments cruciaux. Encore une fois, je pense qu’il nous manque du banc. Mais je me mets à la place de David (Hourriez) : il est souvent difficile de faire des choix pour qu’on reste dans la même dynamique. »
JHM Q : Le week-end à venir, vous délaisserez le championnat pour la coupe de France régionale, face à Fontaine-lès-Dijon, qui évolue en Prénationale. Voyez-vous cette échéance comme un moyen de vous remettre en confiance ?
E. C. : « J’aimerais effectivement bien que l’on puisse renouer avec la victoire, quelle que soit la compétition ! On en aura grandement besoin pour remonter la confiance, le moral et la motivation des troupes, aussi bonnes soient-elles. On va devoir se remettre d’aplomb et se remettre au travail pendant la trêve. Si la coupe de France se passe bien et qu’on travaille dur pendant la trêve, on pourra revenir au taquet et gagner ! »
Recueillis par B. D.