Piquant atelier moutarde
Samedi 8 octobre, les adhérents de l’association “Epi Tout Ca” d’Andilly, ont participé à un atelier “fabrication de moutarde”.
Les participants, réunis dans la cuisine de la salle des fêtes, étaient invités à faire leur propre petit pot de condiment. Auparavant, chacun avait fait tremper ses graines dans de l’eau de source (minimum 48 heures), afin de les faire gonfler, et les avait apportées. Il a fallu faire chauffer du vinaigre de cidre, y incorporer les graines et les faire cuire dix minutes. Ensuite, égouttage en prenant soin de conserver le liquide de cuisson. Le moment le plus difficile de la préparation : quand il faut écraser les graines dans un mortier ou les passer au blender. Elles sont minuscules, mais assez résistantes pour demander de longues minutes d’efforts avant que n’apparaisse le jaune. Certains ont ajouté du curcuma mais on peut y mettre toutes sortes d’herbes. Puis, il faut laisser reposer la moutarde une bonne semaine afin qu’elle prenne toute sa saveur et perde le piquant superflu. L’atelier s’est déroulé dans une joyeuse ambiance et les “moutardiers” sont repartis ravis, prêts à s’y mettre à la maison.
Un peu d’Histoire
Le mot “moutarde” viendrait de la devise des ducs de Bourgogne, “Moult me tarde”. L’expression est due à Philippe le Hardi qui cria “Moult me taaaaarde !!!” auprès du millier de Dijonnais venus combattre à ses côtés pour défendre le territoire bourguignon en 1381. Les moutardiers l’ont ensuite inscrit sur leurs pots en hommage à ce dernier.
La plante elle-même portait originellement le nom de “sénevé” ou de “sanve”, ces mots étant dérivés du latin sinapis, autrefois attribué à la moutarde. De là, vient également “sinapisme”, terme qui désigne le cataplasme de moutarde, également nommé mouche de moutarde, que les Romains connaissaient déjà et qui est resté longtemps populaire dans les campagnes pour soigner le rhume et les affections bronchiques.