Double exposition aux Carmélites
Samedi 24 et dimanche 25 septembre, la Maison des Carmélites accueillait deux artistes aux expressions bien différentes, mais qui ont néanmoins réussi à réaliser un objet en commun.
Au milieu de la pièce, une curieuse lampe a pour pied un assemblage mécanique réalisé par Mecalight et pour fond, la représentation d’une indigène, signée W3Z.
Les deux hommes, Gilles Brice et Thierry Glass se connaissent. Longtemps photographe professionnel, Thierry a trouvé dans le street art une plus grande liberté d’expression. Il a retenu l’esprit, mais pas le support. Son format reste en dessous du mètre carré, aisément transportable. L’une des œuvres est d’ailleurs réalisée sur une vieille valise. La technique fait largement appel aux pochoirs, autant que de couches de couleurs. Dans le rendu, la photographie n’est pas loin. Le portrait de Louise Michel signé W3Z est bluffant ! A l’opposé, Jean Marais, dans Orphée, se retrouve après quatre pochoirs, dans un fragment de panneau d’affichage.
De l’autre côté du couloir, on entre chez Mecalight, marque de Gilles Brice. Son “truc”, réaliser des lampes, dont les pieds sont des pièces mécaniques de récupération. C’est en y regardant à deux fois, que l’on reconnaît un bout d’arbre à cames, d’une transmission… Au milieu de la pièce, trône un moteur écorché et en mouvement, un outil pédagogique devenu œuvre d’art. Les visiteurs n’ont pas manqué de l’interroger sur les pièces qu’ils ne parvenaient pas à identifier. Ce mariage entre éclairage et mécanique n’a pas fini de surprendre.
De notre correspondant Benoit Gruhier