Brevoines sabote la morosité
Les faubourgs de Brevoines ont célébré, ce dimanche 11 septembre, le traditionnel quemeu avec leur fête de quartier, organisée par l’association La Vallée de La Bonnelle. En point d’orgue les danses franc-comtoises, en sabots, des Compars de Chanitte, ont séduit.
La pluie était crainte, redoutée par les membres de La Vallée de La Bonnelle. Mais c’est sous un soleil radieux, faisant suite à la brume matinale, que l’association a pu organiser, ce dimanche 11 septembre, son incontournable rendez-vous de l’année : “Brevoines en fête”. L’espace d’une journée, les faubourgs langrois ont vu fleurir stands, animations et foule des grands jours. Avec, pour cette édition 2022, un certain nombre de nouveautés bienvenues, qui ont séduit les riverains comme les habitants du centre-ville et des autres faubourgs, toujours accueillis dans la bonne humeur et la convivialité.
Bien sûr, les incontournables étaient aussi de la partie. Oui, le traditionnel vide-greniers et sa bonne vingtaine d’exposants ont attiré le chaland. Oui, la messe dominicale s’est bien déroulée en l’église Notre-Dame-de-Brevoines, désormais flamboyante. Oui, le délicieux quemeu, salé comme sucré — 150 prévus en vente — est parti comme des petits pains combler les papilles en manque depuis un an.
Mais, cette année, la Vallée de La Bonnelle a aussi mitonné quelques nouveautés. En particulier, les danses folkloriques franc-comtoises, en sabots, du groupe des Compars de Chanitte ont égayé, tout au long de la journée, l’ensemble du vide-greniers. De son côté, Jocelyne Payot a accueilli les visiteurs en l’église Notre-Dame pour leur présenter sa remarquable exposition de photographies d’oiseaux.
« Les gens disent qu’il n’y a pas d’oiseaux, chez nous, à Brevoines. Je leur ai montré le contraire ! », a souri la photographe « amatrice » — tient-elle à préciser — en présentant un coriot femelle, un chardonneret élégant, ou encore le rarissime guêpier d’Europe, « qu’il est un peu surprenant de retrouver là. Un autre signe du changement climatique… ». Heureusement, il reste “Brevoines en fête” pour montrer que les traditions, toujours vivaces, ne se changent pas d’un trait de plume.
Nicolas Corté