Départ de sœur Cécile vers une autre communauté
Jeudi 1er septembre, la communauté chrétienne entourait sœur Cécile pour lui dire au revoir. La messe, pour ce jour, était célébrée par trois prêtres : pères Grégory, Bruno et Hubert. Dans son homélie, le père Bruno a fait un rapprochement de l’Évangile du jour avec la vie de religieux, par ces mots. « Écouter l’appel du Seigneur, sommes-nous prêts à accepter cet appel, à le suivre ? Sœur Cécile nous rassemble aujourd’hui, elle a tout quitté pour suivre Jésus et les besoins de sa congrégation… », avant de conclure : « prions pour elle et pour sa nouvelle mission, dans sa communauté future » Après l’envoi, le père Grégory a salué sœur Cécile « j’aimais bien ce brin de folie qu’elle mettait dans la communauté des sœurs, c’est dur de quitter mais c’est Jésus qui réunit et, nous tous, vous remercions ». Ensuite, Élisabeth, au nom de l’équipe de coordination, a invité Cécile à recevoir un bouquet par ces mots « il y a cinq ans que tu as rejoint la communauté des sœurs de Bourbonne. Tu as su te fondre dans ce paysage ces fleurs, qui, comme toi, sont pleines de couleurs et de gaîté ». Enfin sœur Claudine, au nom de la communauté des sœurs, a lu un poème personnifié « partir doit être envisagé comme un acte d’espérance… Partir, c’est naître à d’autres perspectives… Partir, ce n’est pas regarder en arrière… Bonne route ». Sœur Cécile a rappelé, tout émue, ses missions et activités, à Bourbonne : « oui, je vais monter dans une nouvelle barque. Bien sûr, je vais ramer tantôt à gauche, tantôt à droite… Je suis venue compléter cette communauté, j’étais membre du rosaire, de la liturgie, du catéchisme ; je faisais partie du club de broderie et j’allais visiter les voisines… Maintenant, je pars à Châtel (Jura) dans une communauté de trois religieuses trouver ma place ». Après cet office, un pot partagé a été proposé et un grand nombre de paroissiens étaient présents et ont comblé Sœur Cécile de cadeaux ou dons, dans un esprit fraternel. Pour rappel, sœur Cécile est née à Montbéliard en 1944, d’une fratrie de cinq enfants et, lorsque ces quatre frères sont partis faire la guerre, en Algérie, elle est restée comme travailleuse familiale, près de sa maman. De 20 à 26 ans elle a été travailleuse familiale à l’EDF. De cette période elle reconnaît avoir appris beaucoup de choses. Le 8 septembre 1977, elle rentre chez les sœurs de la Compassion à Besançon, où elle prononcera ses vœux définitifs, le 12 septembre 1982. Du 27 septembre 1983 au 21 octobre 1988, elle part en Centrafrique Puis, Cécile est restée dans différentes paroisses, « toutes très enrichissantes ». Et aujourd’hui, la voici à nouveau sur le départ, laissant ceux qui voient en elle une religieuse vive, gaie, qui aime sourire et aider l’autre.