Belle soirée d’été pour profiter des transats
Dans le cadre de la programmation des Estivales, les soirées transat sont de retour. Ce jeudi 28 juillet, c’était le jardin Agathe Roulot qui servait de décor. Pour cette reprise, un concert suivi de la projection d’un film étaient au programme.
La première partie musicale a été rythmée par Flaur, de son vrai nom Florian Frappier. L’artiste a bercé les spectateurs de ses mélodies. Ce Dijonnais de 28 ans, est un auteur-compositeur dont la musique, mélancolique et planante, dessine un trait d’union entre la pop, la soul et l’électro. Ses morceaux, tout en élégance et en finesse, s’adaptaient parfaitement pour un début de soirée propice à la rêverie, une introduction en adéquation avec la projection de la soirée. Le musicien était accompagné sur scène par Bastien Mattéoni.
En seconde partie, le public, confortablement installé dans les transats, a regardé le film Gagarine. Le long métrage a été projeté sur un grand écran en structure gonflable.
Dans la continuité du monde onirique impulsé par Flaur, l’histoire met en avant Youri, 16 ans, ayant grandi à Gagarine, une immense cité HLM de briques rouges d’Ivry-sur-Seine, qui rêve de devenir spationaute. Quand le jeune homme apprend que son quartier est menacé de démolition, il se donne pour mission de le sauver. La cité devient alors pour lui son “vaisseau spatial”. Il entre en résistance avec l’aide de ses amis Diana et Houssam, ainsi que des habitants.
L’origine de la fiction prend sa source dans la réalité. La citée Gangarine a été inaugurée en 1963 par le spationaute soviétique du même nom, Youri Gagarine. Elle a été démolie en 2019. Avant de travailler sur ce film, les réalisateurs avaient déjà effectué des portraits documentaires d’habitants à la demande des architectes chargé de la démolition en 2015. S’en est suivi un court métrage de 16 minutes.
C’est donc avec une connaissance du terrain que l’équipe a commencé la réalisation de Gagarine. Le tournage a eu lieu en 2019, juste avant la démolition de la cité. La recherche documentaire du dernier projet a été accompagné par l’Observatoire de l’Espace et le laboratoire culturel du Centre national d’études spatiales.
Réalisée par Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, Gagarine a été sélectionnée au Festival de Cannes 2020 dans la catgorie « premiers films » et au festival du film de Zurich.
Ces séances en plein air sont programmées en partenariat avec l’organisme de cinéma champardennais Ciné Ligue et l’association Télé Centre Bernon, dans le cadre de Passeur d’images.
De notre correspondant Jean-Louis Begrand