Le centre aéré de Chancenay respire cette année
LOISIRS. Après deux années de fermeture dues au manque de personnel formé au Bafa, le centre aéré de Chancenay a pu ouvrir ses portes cet été. Il accueille d’ailleurs les enfants de Bettancourt-la-Ferrée, car cette commune voisine n’a pas trouvé suffisamment d’encadrants.
Le recrutement avait été lancé en octobre, l’an dernier, sur les réseaux sociaux et tous les supports de diffusion possibles. Les communes de Chancenay et de Bettancourt-la-Ferrée, qui travaillent ensemble pour les centres aérés, ne souhaitaient pas devoir fermer leurs structures de loisirs pour le troisième été consécutif. En effet, depuis deux ans, le Covid n’avait pas permis l’organisation des sessions du Bafa, formant les encadrants des centres, alors que les étudiants ont désormais tendance à préférer des emplois mieux rémunérés comme dans la restauration.
L’initiative a payé, mais à moitié. Seul le centre aéré de Chancenay a pu ouvrir, celui de Bettancourt-la-Ferrée reste fermé, les personnes formées au Bafa manquant toujours à l’appel. Quant au choix de la commune accueillante, il a été fait selon des raisons logistiques. « Le bilan est mitigé. Je n’ai pas reçu plus de candidatures même en lançant le recrutement très tôt. Au moins, cela nous a permis de savoir qu’on pouvait ouvrir », commente Florence Lerebourg, présidente de Sports loisirs détente (SLO) section centre aéré. Et ce d’autant que, du côté des parents, beaucoup s’impatientaient. « Ils nous ont appelés plus tôt que d’habitude, au début de l’année, on les a sentis très demandeurs », se rappelle la responsable.
Au total, neuf encadrants possédant le Bafa, une directrice et une directrice adjointe ont été embauchés pour le mois de juillet, sachant qu’il n’y a jamais de centre en août. Un personnel qui peut donc encadrer 65 enfants, conformément à la législation, alors qu’avant la pandémie, les centres géraient « de 100 à 150 enfants ». La décision a été prise d’ouvrir le site de Chancenay, laissant celui de Bettancourt fermé. « Nous sommes satisfaits, le centre est rempli ». Un enthousiasme que ne partagent pas certains parents, obligés d’amener leurs enfants dans la commune voisine. « On a eu quelques remarques », confie la présidente.
Organiser des sessions Bafa
Avec pareille organisation, cette dernière s’attendait à devoir refuser du monde ou à devoir refaire les plannings au fil des inscriptions. Au final, pas du tout. « Je n’ai pas eu de boom des effectifs d’enfants. Il n’y a pas de liste d’attente. D’ailleurs, on se demande où ils sont passés ? Certains ont grandi mais les autres ? » Une prise de contact avec les familles inscrites les années précédentes est prévue, afin de comprendre si d’autres modes de garde ont été instaurés.
L’an prochain, Florence Lerebourg compte bien ouvrir les deux sites. Alors, elle a décidé de s’y atteler dès maintenant : « Nous envisageons de former nous aussi au Bafa. Mais pour cela, il faut trouver des financements donc on s’y prend à l’avance pour réussir à organiser une session en 2023 ».
Marie-Hélène Degaugue
L’apport de Saint-Dizier
En un an, la Ville de Saint-Dizier a organisé ses deux premières sessions de formation au Bafa, en plus de celles portées habituellement par diverses associations. Un apport « bénéfique pour les petits villages autour de Saint-Dizier. Nous avons accueilli quelques-uns de leur Bafa. Ce serait bien que cela continue », estime Florence Lerebourg, qui préside SLO section centre aéré.