Métamorphose urbaine
Depuis de nombreuses années, la ville bouge ; certains quartiers ont été considérablement transformés comme le relate aujourd’hui Philippe Savouret. Direction le cœur de la ville entre la rue Malaingre et la rue des Ecoles, quand les Forges de la Ville, les biens nommées, occupaient cet espace en angle, enserrant un verger et des garages.
Le 28 août 1949 sont créées les Forges de la Ville, à la suite des forges Wichard qui occupaient 25 personnes. Charles Senglet, venant de Suisse, en est le président fondateur (1949-1956). Jean-Marc Senglet, son fils, lui succède en 1956 comme PDG, son frère Gilbert étant le directeur.
En 1975, les Forges emploient 127 personnes. L’entreprise, dont l’activité principale est l’estampage de précision, travaille pour l’automobile, le machinisme agricole, le ferroviaire, l’armement, la marine, l’industrie pétrolière, la robinetterie…
Le siège et l’usine, situés rue Malaingre, occupent alors 4 235 m2 au sol dont 3 085 m2 de surface couverte. L’usine étant à son maximum, une extension est construite en 1977 en zone industrielle, sur 30 490 m2.
Jean-Marc Senglet prend sa retraite en 1993, Jacques Guyon et Dominique Lemaire lui succèdent.
La transformation est totale entre 1998 et 2000, quand les Forges s’installent définitivement dans la zone industrielle, au 11 rue Philippe-Lebon.
La démolition est entreprise en 2003 et la friche industrielle éliminée.
La Ville et le Département s’entendent pour créer le complexe multisports opérationnel en 2017 et le parking servant aussi à la maternelle Claude-Monssu qui sera construite sur le terrain face à l’usine qui appartenait lui aussi aux Forges de la Ville. Un changement radical !