Nécrologie : Louis Chutin
Louis Chutin, dit Claude, est né le 4 septembre 1932 à Roches-sur-Rognon, deuxième d’une fratrie de six enfants, dans une famille aimante et unie malgré les épreuves. Son enfance n’a pas été facile lors de la Deuxième Guerre mondiale. Il parlait souvent de cette époque qui l’avait marqué, quand enfant il aidait à la ferme, et surtout du jour où, accompagnant les vaches, il est tombé nez à nez avec le général Leclerc. Il évoquait aussi des heures plus sombres, comme les bombardements, et la triste actualité en Ukraine faisait remonter en lui d’horribles souvenirs.
Louis a commencé le travail à l’âge de 14 ans, et sa vie active a été aussi riche que variée : les ponts et chaussées à Donjeux aux côtés de son père Roger, l’aéroport d’Orly, l’usine de ressorts à Mussey, la Compagnie générale de géophysique partout en France, les transports Laporte puis l’ONF de Joinville, et enfin le garage Fabert à Pancey où il a terminé sa longue carrière. Il avait également fait son service militaire, au 2e régiment du génie à Metz, et avait été appelé lors de la guerre d’Algérie, ce qui lui avait laissé nombre de souvenirs d’armée. Il a épousé Thérèse Frèche le 1er avril 1967. Le couple, installé à Poissons, a eu une fille, Elisabeth, qui lui a donné Noémie et Lou, ses petites-filles chéries. Louis s’intéressait à beaucoup de choses : la nature, la forêt, la cueillette des champignons ou du muguet, son jardin, sa vigne, son verger, ses ruches, ses chiens et ses chats. Sportif accompli, il était passionné de vélo, et a participé à de nombreuses courses cyclistes. L’âge venant, il a suivi le Tour de France au bord des routes, puis à la télévision. Mais il a continué pendant longtemps à réparer les vélos et autres mécaniques en tout genre. Collectionneur également, il avait transformé sa grange en véritable musée de la vigne, qu’il était fier de montrer aux visiteurs qui se présentaient. Sa collection avait fait l’objet d’un article dans le magazine du dimanche du JHM voici quelques années. Toujours au service des autres, c’était aussi un homme engagé, d’abord secouriste à la Croix Rouge, puis sapeur-pompier à Poissons, et de temps en temps brancardier à Lourdes. Puis ce fut lui le malade (deux fois le Covid, infections pulmonaires, amputations dues à des plaies non cicatrisées…). Il a séjourné un peu plus d’un an à l’Ehpad de Poissons, et c’est là qu’il s’est éteint près de ses proches. Ses obsèques ont eu lieu lundi 2 mai en l’église Saint-Aignan de Poissons.