Nécrologie : Pierre Pépin
Pierre Pépin est né le 26 juin 1933 à Livry-Gargan, en région parisienne, au foyer de Sabine Gouel et Paul Pépin. Il était le troisième d’une fratrie de trois enfants. A la séparation de ses parents, Pierre, qui avait 14 ans, est parti chez un oncle en Normandie. Il a travaillé alors dans l’agriculture et a appris à monter à cheval, à travailler la terre et à chasser.
En 1955, il a fait son service militaire à Paris et c’est là qu’il a rencontré Geneviève, qu’il a épousée à Arbot, en Haute-Marne. Le costume qu’il portait, il l’avait emprunté à un ami. Ils vivaient avec peu d’argent. Malgré son travail en usine, il a préparé, en cours du soir, un diplôme de dessinateur industriel. Mais la vie parisienne ne lui convenait pas, il préférait la campagne. En 1962, le frère de Geneviève lui apprenait qu’il y avait une place de dessinateur à Neuilly-l’Evêque. Ils se sont installés avec leurs trois enfants, Francine, Gilles et Joëlle, dans une modeste maison, rue de l’Est. En 1967 est née Sophie, puis Emmanuelle en 1975. Cette année-là, Pierre a changé de profession et est devenu éducateur spécialisé après une formation à Dijon. Il était dévoué à la cause des enfants abandonnés, en souffrance, ou handicapés.
La vie lui a donné quatorze petits-enfants et huit arrière-petits-enfants qui faisaient sa joie. Pierre prenait soin de sa maison, faisait son bois, du jardinage… Il aimait les jeux de société et avait appris les échecs à la plupart de ses petits-enfants. Se promener en forêt, au bord du lac de Charmes, ou dans la nature, était pour lui un bonheur. Il allait en vacances en Lozère, en Haute-Savoie, dans le Midi, avec son épouse et les enfants encore à la maison. Avec son voisin André Bordet, il partageait l’amour de la peinture. Il a souvent présenté des aquarelles au Petit Salon du Bassigny de Neuilly.
Homme dévoué, il allait visiter les personnes seules ou en souffrance, à l’hôpital, en maison de retraite, ou à domicile. Il était reconnaissant de tout ce qu’il possédait, de tout ce que ses parents lui avaient apporté. Il ne se plaignait jamais. Il était doux, patient, et aimait la simplicité de la vie.
Pierre a fermé les yeux dimanche 1er mai, à l’aube de ses 89 ans. Ses obsèques ont été célébrées jeudi 5 mai, en l’église de Neuilly-l’Evêque, selon le rite de l’Eglise protestante évangélique, lors d’une magnifique cérémonie suivie par de très nombreux parents et amis. A son épouse et toute sa famille, nous présentons nos condoléances.