Elections d’antan : quand il y avait des citoyens…
En ce dimanche, deuxième tour de l’élection présidentielle, Philippe Savouret revient sur les élections à Nogent intra muros.
Avant 1972, il n’y avait que deux bureaux de vote et non six comme aujourd’hui. C’était avant le regroupement de communes. Le premier bureau se situait à l’hôtel de ville puis à la salle de la chambre syndicale après 1975 (aujourd’hui Nohmad). Le second était installé dans la maison commune de la ville basse. Après 1975, à l’époque où la population augmentait un troisième bureau a pris place dans la maternelle rue d’Auvergne. Avec les trois communes associées, Nogent compte donc depuis six bureaux avec le nombre d’assesseurs et de dépouilleurs qu’il faut recruter. Sans informatique, les résultats se portaient à la main sur du papier kraft et non avec un point de situation à chaque heure comme aujourd’hui.
A cette époque, il n’était pas obligatoire que les urnes soient transparentes.
Le second bureau de vote a été transféré à la Maison des associations rue de Fleury quand cette dernière est devenue opérationnelle.
La majorité à 18 ans
A partir de 1975, une réforme importante entreprise par le président Valéry Giscard-d’Estaing abaissera la majorité de 21 ans à 18 ans. Une avancée considérable pour cette génération qui était majeure avec le droit de vote et le permis de conduire la même année !
Après 1993, le bureau n° 1 (Hôtel-de-Ville) a été transféré à la salle Minel. Plus de place, plus pratique car Nogent étant centralisateur pour le canton, toutes les communes apportent leurs résultats autrement dit tout un travail pour le personnel de la Ville afin d’établir et transmettre les dossiers à la préfecture.
Aux présidentielles et aux municipales, élections majeures, il y avait foule pour assister au dépouillement et à la proclamation des résultats.
Comme on le voit, sur les photos, les soirées électorales étaient des moments importants, il y avait même du monde à l’extérieur du bureau de vote central.
Aujourd’hui, excepté les assesseurs, les personnes chargées du dépouillement et la presse, l’assistance a disparu.
C’est à se demander où sont passés les citoyens…