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Les jeunes réfugiés ukrainiens découvrent le collège

Accueil et explications de M.Maurel, traduits en ukrainien par Julia.

Quasiment une semaine après leur arrivée et leur installation à Colombey, quinze jeunes réfugiés ukrainiens et leurs mères ont été accueillis, mercredi 23 mars, par le principal du collège et l’inspectrice d’Education nationale, Valérie Anclin, ainsi que par le professeur détaché qui va se charger de leur apprentissage de la langue française dès lundi.

C’est accompagnés d’une des trois traductrices de la localité, Julia, et du maire de Colombey, Pascal Babouot, que les jeunes réfugiés (âgés de 11 à 16 ans) et leurs mères, sont arrivés dans l’établissement, décoré pour l’occasion par une frise de bienvenue réalisée par les collégiens colombéens en arts plastiques.

Rémi Maurel, le principal du collège, leur a expliqué comment allait se dérouler leur scolarisation dès la semaine suivante : « M. Talbot est le professeur qui va se charger de l’apprentissage du français. Il aura vos élèves 12 h par semaine, et nous allons essayer d’en trouver six de plus. Une salle de cours a été préparée pour eux, et la salle d’informatique permettra de compléter leurs apprentissages en distanciel le reste du temps ».

12 à 18 h de cours de français

Jusqu’aux vacances scolaires, c’est-à-dire pendant deux semaines, les jeunes adolescents vont ainsi bénéficier de 12 à 18 heures de cours de français, préparés pour eux par Rémi Talbot. Ce professeur d’histoire et de géographie au collège Paul-Claudel de Wassy, et formé, depuis quatre ans – date de l’ouverture de l’Unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A) dans son collège – à l’enseignement du FLE (français langue étrangère) : « J’ai été formé sur le tas » explique-t-il.

« Mon principal m’avait demandé à l’époque si je pensais pouvoir me charger de l’apprentissage de ces jeunes élèves allophones. C’est une tâche qui est passionnante mais également angoissante parfois car on est obligé d’adapter nos contenus à chaque public, voire à chaque personne. A Wassy, je me suis occupé essentiellement de jeunes élèves africains, et récemment de jeunes biélorusses. Humainement, c’est parfois très fort, surtout le retour qu’on peut avoir de gamins qui n’ont pas connu l’école dans leur pays : ils saisissent cette chance qui leur est offerte comme un trésor, et leurs progrès sont parfois fulgurants ».

Rémi Talbot s’inquiétait surtout de savoir si les jeunes maîtrisaient déjà un peu notre alphabet, différent de l’alphabet ukrainien, qui est une variante de l’alphabet cyrillique.

Julia, la traductrice, leur a posé la question : ils le maîtrisent, en tout cas, ils l’utilisent pour apprendre l’anglais. Après ces deux semaines d’apprentissage intensif de la langue française, et à la rentrée des vacances de Pâques, les collégiens ukrainiens pourront progressivement rejoindre leurs camarades de Colombey en cours d’anglais, d’EPS, d’arts plastiques et de musique.

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